Guido Molinari

Profil de l'Artiste

À l'âge de quinze ans, Guido Molinari s'inscrit à des cours du soir en arts et, pour une brève période, étudie à l'École des beaux-arts de Montréal, puis à l'École d'art et de design du Musée des beaux-arts de Montréal. Il ne termine pas sa formation académique, mais il continue à peindre et à dessiner et commence à exposer dans les années 1950. Il est respecté en tant que chef de file dans le développement de l'abstraction au Québec. Ses séries Hard Edge aux bandes verticales colorées des années 1960 lui valent une renommée internationale. Les combinaisons de couleurs soigneusement sélectionnées de Molinari créent l'illusion de profondeur dans ses peintures. L'artiste travaille principalement sur toile avec de la peinture à l'huile ou acrylique. Il est célèbre surtout pour ses peintures, mais il a également réalisé des dessins et des sculptures au cours de sa carrière. En 1968, Molinari remporte un prix à la Biennale de Venise – il est le seul artiste canadien à l'avoir fait – en 1971 il est fait Officier de l'Ordre du Canada et en 1980 il reçoit le prix Paul-Émile-Borduas. Son oeuvre est présentée dans de nombreuses expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Tôt dans sa carrière, Molinari est influencé par certaines des idées du mouvement automatiste. La spontanéité du geste est importante dans ses premières œuvres tachistes du début des années 1950. Plus tard, il réalise une série de peintures noir et blanc considérées comme radicales à l'époque, et qui marquent un nouveau départ par rapport à sa production antérieure. Par la suite, il se rapproche sur le plan artistique des idées du groupe des Plasticiens et commence à incorporer plus d'éléments structurels à ses peintures. Ses œuvres inspirées du plasticisme, telles Vertical horizontal blancs (1960) et Opposition rectangulaires (1961), sont également influencées par le travail de Piet Mondrian. De 1963 à 1969, il réalise différentes peintures sérielles hard-edge faites de bandes de couleur, dont Mutation rythmique bi-jaune (1965) et Sans titre (1966). Plus tard, il crée des peintures en damiers et avec des formes triangulaires, dont Diptyque I Ching (1970) et Triangulaire ocre-jaune (1974). En 1975, il commence la production de grandes peintures monochromes et d'installations murales intitulées Quantificateurs et continue d'expérimenter ce style dans ses oeuvres ultérieures.

 

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